Morts pour la France

La mention "Mort pour la France" a été instituée par la loi du 2 juillet 1915 et modifiée par la loi du 22 février 1922 au lendemain de la Première Guerre mondiale. Ces textes stipulent que porte la mention "Mort pour la France" tout acte de décès d'un militaire ou civil tué à l'ennemi ou mort dans des circonstances se rapportant à la guerre.

Le Ministère de la Défense a mis en ligne, sur le site Mémoire des hommes, les fiches des Morts pour la France. J'y ai retrouvé la plupart des vendémianais portés sur les monuments commémoratifs de la commune.
  • Maurice, Marcellin, Joseph Arnal, classe 1918, 2ème classe au 21ème bataillon de chasseurs à pied. 
    • Décédé le 28 août 1918 à St Etienne (Ardennes) des suites de blessures. Il avait 20 ans. Sa fiche sur le site Mémoire des hommes.
    • Le nom exact du lieu de décès est Saint-Etienne-à-Arnes. 
    • Le JMO (Journal des marches et d'opérations des corps de troupe) du 21ème BCP est en ligne sur le site historique Mémoire des hommes (cliquez ici). Le nom de Maurice Arnal est noté dans la liste des disparus du 10 août 1918 à la page 85 de ce document.
    • Sa fiche matricule mentionne que Maurice Arnal a été porté disparu le 10 août 1918 à Souain (Marne), présumé prisonnier (avis du 5 septembre 1918) et qu'il est décédé le 28 août 1918 à St Etienne (Ardennes).
    • Le nom de Maurice Arnal est inscrit également sur le Monument aux morts de Veyreau, un village de l'Aveyron à une trentaine de km de Milllau, d'où était originaire Auguste Amédée Arnal, le père de Maurice. On peut lire, sur le site internet de la commune, une page consacrée aux disparus de la Grande guerre inscrits sur le Monument aux morts.
  • Marius Barrier, classe 1906, 2ème classe au 342ème régiment d'infanterie. 
    • Tué à l'ennemi le 7 octobre 1914 au bois de Flirey (Meurthe et Moselle). Il avait 28 ans. Sa fiche sur le site Mémoire des hommes.
    • L'historique du 342ème RI ici.
    • Le 7 novembre 1914, Frédéric Rodier, faisant fonction de Maire de Vendémian, s'exprime au Conseil Municipal : L'an mil neuf cent quatorze et le sept novembre le conseil municipal de la commune de Vendémian s'est réuni au lieu ordinaire de ses séances sous la présidence de M. Rodier Frédéric, conseiller municipal faisant fonction de Maire. Etaient présents MM. Rodier Frédéric, Barral S., Bousquet P., Paloc F., Sanhet J., Sérieys P. M. le Président s'exprime ainsi : MM., c'est avec une douloureuse émotion que je vous confirme la mort au champ d'honneur de notre collègue regretté, Barrier Victor. Républicain sincère, ardent patriote il jouissait de l'estime de tous. Il était parti plein d'enthousiasme pour la défense du sol natal, il avait la certitude du succès. Il est la première victime de la guerre pour notre commune. Il est tombé en héros le six octobre dernier ainsi que l'atteste la citation à l'ordre du jour que je me fais un devoir de vous lire. "Barrier, soldat au 342è régiment d'infanterie : le six octobre  dans la soirée, chargé de transmettre un ordre à faible distance des tranchées allemandes, blessé, a néanmoins continué sa mission jusqu'au bout et a reçu au retour une nouvelle blessure plus grave à la cuisse. Est mort le lendemain des suites de ses blessures.". Cette mort glorieuse atténuera la douleur de sa famille et nous rendra plus cher encore le souvenir de notre ami Barrier Victor. Elle sera un précieux exemple pour tous les combattants que Vendémian envoie sur le champ de bataille.
  • H. Barthélémy. Le Monument aux Morts indique un décès en 1917. Je n'ai aucune information sur ce soldat.
  • Constant Cassanas, classe 1893, maréchal des Logis, maréchal-ferrand au 38è d'artillerie. 
    • Décédé le 15 mars 1915 à Marre (Meuse). Il avait 42 ans. Sa fiche sur le site Mémoire des hommes.
    • Marre est un des lieux de bataille de la bataille de Verdun.
    • La base des sépultures de guerre du site Mémoire des hommes indique que Constant Cassanas est inhumé dans la tombe individuelle n° 8 de la Nécropole nationale de Chattancourt (Meuse).
    • La nécropole de Chattancourt était, à l'origine, un des cimetières du poste de secours de Chattancourt où le Service de santé enterrait les blessés décédés. Ce poste était situé au pied  du Mort-Homme. A partir de 1920, on procède au regroupement des tombes en conservant quelques cimetières militaires qui accueilleront les corps des lieux désaffectés. Les cimetières conservés deviennent alors des Nécropoles nationales, ce sera le cas de Chattancourt (source : site internet La Voie sacrée).
  • Joseph Cournut (orthographié Cornus sur les plaques commémoratives de l'église), classe 1898, soldat au 111ème régiment d'infanterie. 
  • Elie, Marie, Baudille Curabec, classe 1915, 2ème classe au 110ème régiment d'infanterie. 
    • Décédé le 20 avril 1917 à Chevreux (Aisne) de blessures de guerre. Il avait 22 ans. Sa fiche sur le site Mémoire des hommes.
    • Chevreux était un hameau, aujourd'ui disparu, situé non loin de Craonne, sur le chemin des Dames.
  • Auguste Hébrard, classe 1899, décédé de suites de maladie le 27 octobre 1917. Il avait 38 ans. Sa fiche sur le site Mémoire des hommes.
    • Auguste Hébrard figure sur les plaques commémoratives de l'église avec le prénom "Emilien". Il s'agit bien de lui, la date de décès qui est indiquée est la sienne.
  • Edouard, Joseph, Jacques Mazet, classe 1908, 2ème classe au 96ème régiment d'infanterie. 
    • Tué à l'ennemi le 16 mai 1915 à Beauséjour (Champagne). Il avait 27 ans. Sa fiche sur le site Mémoire des hommes
    • Beauséjour était situé sur ce qui est aujourd'hui, le territoire de la commune de Minaucourt-Le Mesnil-lès-Hurlus dans la Marne. 
    • Pour le 16 mai 1915, le JMO mentionne qu'il y a eu 4 tués et 11 blessés.
  • Louis Roche, classe 1910, 2ème classe au 81ème régiment d'infanterie. 
    • Décédé le 14 mai 1915 à Beauséjour (Marne) des suites de blessures. Il avait 25 ans. Sa fiche sur le site Mémoire des hommes.
    • Beauséjour était situé sur ce qui est aujourd'hui la commune de Minaucourt-Le Mesnil-lès-Hurlus dans la Marne.
  • Antonin, Simon, Joseph Rous, classe 1902, 2ème classe au 4ème régiment colonial. 
    • Tué à l'ennemi le 6 novembre 1914 à Virginy, près de Massiges (Marne). Il avait 32 ans. Sa fiche sur le site Mémoire des hommes.
    • Massiges est un haut lieu de la guerre de 1914-1918 à l'est du front de Champagne.
    • Le 7 décembre 1914, Frédéric Rodier, faisant fonction de Maire de Vendémian, s'exprime au Conseil Municipal : L'an mil neuf cent quatorze et le sept décembre le conseil municipal de la commune de Vendémian s'est réuni au lieu ordinaire de ses séances sous la présidence de M. Rodier Frédéric, conseiller municipal faisant fonction de Maire.Etaient présents MM. Rodier F., Barral S., Bousquet P., Sanhet J., Sérieys P, Paulin S.M. le Président déclare la séance ouverte. Messieurs, dit-il, j'ai la douleur de vous annoncer que je viens de recevoir la notification officielle de la mort au champ d'honneur de notre collègue Roux Antonin, tué le 6 novembre dernier dans les environs de Virginy (Marne). La deuxième victime de la guerre pour notre commune nous enlève un nouveau membre à notre assemblée déjà si éprouvée depuis son élection. Nous perdons un ami, un républicain ardent et convaincu, un père de famille jeune encore et tout au devoir. Il est tombé face à l'ennemi en luttant glorieusement pour sa patrie qu'il aimait tant. Tous nous le regrettons vivement et nous conserverons tous précieusement son souvenir. Le Conseil partageant les sentiments exprimés par M. le Président exprime les regrets que lui cause cette fin prématurée et décide de lever la séance en signe de deuil.
  • Auguste, Ernest, Louis Sauvagnac, classe 1916, 2ème classe au 158ème régiment d'infanterie. 
    • Décédé le 23 août 1916 à Cayeux en Santerre (Somme) de blessures de guerre. Il avait 20 ans. Sa fiche sur le site Mémoire des hommes.
    • Natif de Vendémian, Auguste Sauvagnac résidait, en 1914, à Roquecourbe (Tarn). Son nom est inscrit également sur le Monument aux morts de cette commune.
    • Source Sépultures de guerre : Il est inhumé dans la tombe n° 3561 de la nécropole nationale de Lihons (Somme). 

      Photo : V. Bringuier

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